Notre objectif est de faire émerger de l’inefficace excès d’informations ce que tout citoyen devrait connaître absolument.

 

Pour chaque enquête, entre 40 et 60 personnes  sont interrogées.
Toutes les informations sont vérifiées en revenant à l’étude ou à l’organisme à l’origine du chiffre.

Pierre Rhabi

© Crédit photo Patrick Lazic

Pourquoi des Carnets d’Alerte ?

de Pierre Rabhi
En traitant chaque problématique grave dans sa spécificité, ces Carnets d’alerte ont pour ambition et espoir d’éveiller les consciences et générer des réactions constructives avec un appel à l’insurrection des consciences.

Chaque carnet fait l’objet d’investigations et d’enquêtes rigoureuses auprès d’experts ayant une autorité dans le domaine examiné.
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Vivre mieux sans croissance

+ 0,3 %, + 1,1 %, + 2,5 %… Le taux de croissance est constamment attendu, décortiqué, invoqué, imploré, voire supplié.

Aujourd’hui et depuis quelques années, les mêmes journaux déplorent une croissance trop faible. Et pourtant, les mêmes journaux déplorent que la planète soit envahie de plastiques, que la biodiversité disparaisse, que le réchauffement climatique, la pollution des sols et de l’eau s’aggravent… sans établir aucun lien !

La croissance ne serait-elle pas plutôt la cause de ces multiples déséquilibres ? Avec 2 % de croissance par an, nous pourrons en 2100 consommer près de six fois plus de biens qu’aujourd’hui. »

L’eau que nous sommes, un élément vital en péril

En France, les pesticides sont présents dans la quasi-totalité des cours d’eau et des eaux souterraines. Au niveau mondial, l’agriculture consomme 90 % de l’eau.

« On refait avec la mer la même erreur qu’avec les ressources en eau douce, alerte Julie Trottier, chercheuse au CNRS. Il y a beaucoup d’eau dans la mer, mais elle n’est pas infinie. Le problème, c’est la saumure rejetée. De petites mers mortes risquent de se former le long des côtes, du fait de l’accumulation de saumure. Je suis farouchement hostile au dessalement de l’eau de mer. Cela signifie que la consommation n’est pas durable et que nous  refusons d’en changer. On réfléchit en termes de gestion de l’offre : plus nous aurons d’eau, plus nous en utiliserons. »

Les semences, un patrimoine vital en voie de disparition

75 % des variétés de semences ont disparu en un siècle.

« Les variétés du domaine public, c’est notre patrimoine commun. Il est inadmissible qu’elles aient été rendues illégales par une législation qui n’avait vocation qu’à assurer la standardisation de la production agricole », souligne Blanche Magarinos-Rey, l’une des rares avocates en France à défendre la cause environnementale.

Pour en finir avec la faim dans le monde

2, 8 milliards d’enfants, de femmes et d’hommes souffrent d’un manque de nourriture ou de micronutriments, soit près 40 % de la population mondiale.

« En Europe, l’agroécologie est parfois perçue comme une lubie de bobo. Mais, pour les petits paysans d’Afrique, elle réduit la dépendance et permet de produire à faible coût », souligne Olivier De Schutter, ancien rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation  (2008-2014)

Les excès de la finance ou l’art de la prédation légalisée

La taille du secteur bancaire européen est plus de 3,5 fois supérieure au PIB des pays européens.

« La financiarisation de l’économie a des répercussions très concrètes sur les salariés, les entreprises, les États, les citoyens, sur l’augmentation des inégalités, sur le prix des denrées alimentaires de base et même sur la nature. » Juliette Duquesne, Journaliste

 

 

 

 

Pour en savoir plus sur le parcours de Juliette Duquesne, n’hésitez pas à consulter : http ://www.julietteduquesne.fr. 

 

Pour en savoir plus sur Pierre Rabhi, n’hésitez pas à consulter :http ://www.pierrerabhi.org